Christian NIRONI

Touché par le pathétique abandon de l'objet, son inutilité et son altération , ma démarche prend sa source dans ce que j'aime à désigner, à Barjols, comme une réincarnation de la matière, en référence à la « carnasse », nom dédié dans les tanneries aux déchets industriels des peaux. Révéler l'objet abandonné, le sortir de son statut d'inutilité. Saisir son environnement s'il est empreint de poésie et de mystère et traduire l'essence de ce sentiment, de cette trace. C'est à travers une construction formelle suggestive plutôt que narrative que j'invite à partager un autre possible, donnant ainsi corps au sens et à la matière.